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Dimanche 3 février 2008

 

Huit dessins d'Angela Della Torre lui ont inspiré chacun un récit, ou peut-être le contraire ?...

Ingrédients mêlés aux couleurs de sa palette de peintre, Angela vous entraîne sur une route semée de suspens, de fiction, de mystère, de mysticisme et d’amour…

1 - Adieu, Poussin… reflète une trahison amoureuse sur fond d’intrigue.
2 - Etrange lieu entre rêve et réalité que découvre Elen, lors d’une promenade sur La Corniche.
3 - Méfiez-vous d’Un Jeune Homme Sans Histoires.
4 - Coca-Pina : sous le soleil des Tropiques, une jeune femme est témoin d’un meurtre.
5 - Paradis, enfer ou Ailleurs ?
6 - Adriana : Amour, suspens et jalousie...
7 - Lettre d’Afrique : une amie, une sœur… dans le cœur.
8 - Ni noir, ni blanc : Réflexion sur un monde avec ou sans couleur.
Quelle est la vôtre ?

Angela Della Torre est née un jour de printemps, entre France et Italie. Un joli village blotti dans les montagnes. Il faisait froidElle nous dit :  «Ce que je suis, mon univers, je le dévoile, peu à peu, dans mes écrits, dans mes dessins, dans mes peintures ... Ma  vie, mes amours, mes emmerdes, c’est mon jardin secret. » 

 

 

 

 

 

-Comment vous êtes-vous mis à l'écriture ? Qu'est-ce qui vous a poussé à coucher des histoires sur le papier ? Le vécu, l'imaginaire ? 

Depuis l’enfance, écrire est un besoin. 

Besoin d’évasion mais aussi besoin d’exprimer mes émotions, mes colères, mes souhaits. Des feuilles éparpillées que je ne gardais pas. Par pudeur ? Peut-être ? …

Et puis, un jour, j’ai ouvert un cahier. J’avais le cœur lourd comme une pierre. Mes larmes sont devenues des mots. Des couleurs et des odeurs d’autrefois, des rêves et des désillusions, des éclats de rire aussi. 

Une page, puis deux, dix, cinquante, et le cahier ne suffisait plus... 

-Avant d'être publié, diriez-vous que vous avez vécu un réel parcours du combattant ?  Si vous n'aviez pas pu être édité, auriez-vous continué à écrire malgré tout ? 

Il y a un an, je ne pensais pas qu’un de mes livres serait publié ! Un jour, quelqu’un a lu deux ou trois textes. On m’a encouragé à continuer. 

Alors, j’ai entrepris ce recueil « Ni noir, ni blanc » 

On avait confiance en moi : cette personne, c’est Pietra Liuzzo

Sans elle, j’aurais continué d’écrire, certes,  mais les cahiers et les feuilles auraient fini dans une vieille malle, au fond d’un grenier.  

-Quelle est votre méthode de travail ?  Vous préparez un plan, des fiches avec les personnages, savez-vous toujours où vous allez ? Le temps que vous consacrez à écrire ?

Un matin, je me réveille avec des images, des sensations, une histoire. 

Et c’est comme une évidence, je dois écrire ce que je ressens. Alors, je dresse les premières esquisses, je jette les premières phrases, la trame. Pour moi, écrire c’est décrire un voyage.                                                                                                           

Si l’histoire se déroule dans un monde imaginaire, je dois quand même faire un plan des lieux. Si elle se déroule dans un pays réel, je me documente le plus possible. L’ambiance doit être celle que le lecteur pourrait trouver s’il  était là-bas. Pour les personnages, je ne fais pas de fiche qui définit au préalable leur principaux traits de caractère. C’est le déroulement de l’histoire qui me guide pour découvrir, lever le voile, sur leurs sentiments, sur ce qu’ils sont.

-Lorsque vous écrivez, faites-vous relire à des proches au fur et à mesure? Est-ce que leurs réactions, réflexions peuvent vous amener à modifier le cours de votre développement? 

Il m’arrive de faire lire quelques pages à mes proches, ma famille. Je teste leurs réactions. Non pour changer l’histoire, mais pour améliorer la «profondeur» du texte. J’observe leur regard. La manière dont ils tournent les pages. Je n’écris plus simplement pour moi, pour me faire plaisir, égoïstement. J’écris parce que j’ai des choses à dire, à partager.  

-Comment  vos proches vivent le fait d'avoir un auteur comme parent, ami ?

Lorsque j’ai commencé à écrire, certains de mes proches souriaient. Une pointe d’ironie. «Alors, tu as écris combien de pages ?»

Le cahier se remplissait. Les regards ont changé. 

« ça parle de quoi ? … Je peux lire ? » ...   Lorsque j’ai annoncé, à ma famille et à des amis, que mon premier livre était publié, ils étaient plutôt fiers

-Que pensez-vous de la publication en ligne ?

Quel pouvoir de prendre un livre, lire ou relire un passage à volonté, écrire ou non des annotations. Etre libre de le glisser dans sa poche, de le poser sur la table de chevet ou de le ranger sur une étagère. Un livre, c’est magique, c’est vivant. 

-Que pensez-vous des séances de dédicaces ?

Elles permettent la rencontre entre les lecteurs et l’auteur. C’est un lien humain, un contact enrichissant

-Trouvez-vous encore le temps de lire?  Quels sont les auteurs que vous admirez ? Votre livre de chevet ? 

Je n’ai pas de livre de chevet attitré. Je pioche selon mes envies : l’Egypte, le Brésil, le Vietnam, Kessel, Saint Exupery, Hemingway, Henri de Monfreid, Koestler, Le Carré, Le Clézio … 

-Côté musique, avez-vous une tendance particulière ?

J’aime le Jazz : Ray Charles, Al Jarreau, Benson, Nina Simone

J’aime aussi Tom Jones, Tina Turner, Compay Secondo, Cesaria Evora, Chico Buarque, Luz Casal, I Muvrini … Je frissonne avec Nabuchodonosor, Don Giovanni ... 

-Pouvez-vous nous parler de votre dernier ouvrage ? Votre actualité ?

Actuellement, j’ai deux ouvrages en cours. Un roman qui est presque achevé, un roman sur l’exil et des héros anonymes. Un second sur un pays d’Asie …

-Croyez-vous un jour pouvoir vivre de vos écrits ?

Il est trop tôt pour envisager cette éventualité. Pour moi, l’aventure ne fait que commencer ! Je la vis comme un grand bonheurIl me faut un peu de recul ! 

 

Cet ouvrage rassemble en réalité sept histoires ayant pour thème non pas la dualité mais l’unité.  Le huitième texte apostrophe le lecteurC’est la clé de l’ouvrage. 

 

Notre pensée occidentale appréhende les êtres et les évènements de manière très cartésienne. Mon idée réside dans le fait que nous ne connaissons et nous ne révélons aux autres qu’une partie de nous même. Certains évènements déclenchent quelque fois des réactions surprenantesOn s’étonne de ce que nous pouvons dire, faire, être. Nous révélons d’autres faces  de nous même. Pourtant, nous sommes toujours là. Nous sommes uniques et multiples. Prenez une pierre, tournez la. Toutes ses faces sont différentes, mais c’est la même pierre ! 

Noir et blanc ne s’opposent pas. Ils se complètent et sont les deux extrêmes d’arc en ciel de couleursLes êtres, les lieux, les évènements, tous évoluent, changent, se transformentLa réalité n’est pas si simple … elle est au delà des apparences ! Posons-nous quelques questions : 

Le monde de nos réalités, de notre perception, est-il le monde des autres ? 

Ne faudrait-il pas remettre en question nos certitudes ? 

-Classer les êtres de façon manichéenne, deux catégories, n’est-ce pas un peu trop facile ? 
Non vraiment, rien n’est « ni tout noir, ni tout blanc » ! 

 

 

 

par Elisabeth Robert publié dans : Interview des auteurs PLE
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Mardi 29 janvier 2008

Samedi 26 janvier 2008, Stéphane Nolhart est venu dédicacer "les ailes de Giacomo" à Plaisir (78).

Culura des Clayes sous Bois.

Nous sommes en fin de mois et les soldes égarent les lecteurs. ..

Pourtant encore un aprés-midi où l'auteur a pu rencontrer des personnes curieuses et avenantes. Un peu de déception, mais les séances de dédicaces sont un exercice difficile pour les auteurs....

Retrouvez son compte-rendu rempli de sincérité sur son blog: là. 

Ou ici...

"De retour de Clayes sous bois, où j'ai eu une secance de dedicaces chez Cultura, je ne peux être totalement heureux, car un auteur qui reste assis, seul, à tapoter sur sa table, à attendre le lecteur qui ne vient pas, ne peut pas l'être.

Alors ce matin, j'ai foutu la paix au chat, et j'ai corrigé ce qui devait l'être pour que "La Mort" soit plus présentable encore.

Je pourrais attribuer la déception d'hier, au soleil qui a envoyé les gens se promener là-bas-ailleurs, aux percepteurs trop gourmands, à l'après-fêtes, certains diraient: c'est la faute à la malchance d'habitude y' a du monde.

Mais,non, c'est juste le destin, une leçon d'humilité, deux heures de ma vie,où j'ai eu la chance inouïe, auteur inconnu, d'être là, à dédicacer mon livre à quelques rares personnes - même si la majorité des visiteurs étaient là-bas-ailleurs."

par Elisabeth Robert publié dans : Les dédicaces des auteurs PLE
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Mardi 29 janvier 2008

Le 19 janvier 2008, Elisabeth Robert est arrivée chez Culura alors que l'inventaire faisait rage. Installée à sa petite table elle s'est tout d'abord inquiétée de voir si peu de monde.

Mais dès qu'une personne s'est approchée et qu'elle s'est mise à raconter l'histoire de son roman "Te souviens-tu de nous?" d'autres badauds sont venus à elles, hésitants, intrigués. Et puis heureux de découvrir un auteur qui avait une telle envie de communiquer.

Non son livre n'était pas en tête de gondole, mais pourtant ce jour là, tous les siens sont partis vers des foyers accueillants avec un réel enthousiasme.

Au final un très joli moment de rencontres dont elle parle sur son blog là.

 

 

par Elisabeth Robert publié dans : Les dédicaces des auteurs PLE
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Dimanche 27 janvier 2008

Il a fondé son premier journal au collège, à douze ans. La suite fut un conflit entre le besoin irrésistible d’écrire et des concours de circonstances qui l'ont porté vers la presse. Il  écrit  des nouvelles, des textes de chansons, des contes pour enfants. Puis, à l’aube de ses quarante ans, il a su qu’il était temps d’écrire son premier roman intitulé « les ailes de Giacomo » publié chez Pietra Liuzzo.

Retrouvez le aussi sur son blog : ICI. 

  

Comment vous êtes-vous mis à l'écriture ? Qu’est-ce qui vous a poussé à coucher des histoires sur le papier ? Le vécu, l’imaginaire ? 

Au départ, je crois que l’environnement familial a été important

Enfant, j’ai toujours été entouré de livres car mes parents lisaient beaucoup, et il y avait une grande bibliothèque où Tintin côtoyait Balzac, Frédéric Dard était collé à Erasme, Sagan draguait Rabelais, et le père Hugo échangeait avec Boris Vian à sa gauche et Céline à sa droite. Ils étaient de tous les parfums, de toutes les couleurs et je pouvais piocher sur les étagères pour trouver un rêve de tour du monde en 80 jours, ou m’endormir avec Anne Franck, ou Kipling et Baguera. Puis, le véritable déclic, ce fut au collège

Les deux tiers des cours avaient de quoi faire déprimer l’employé des pompes funèbres le plus optimiste, je m’y ennuyais ferme et  en toute modestie, je crois que, parmi tous les élèves,  j’étais à mettre tout en haut de la liste des fumistes

Pendant les cours, j’écrivais de petites chroniques, d’une ou deux pages, sur les profs pour faire rire mes camarades à la sortie. Parmi le tiers des cours restant, ceux où rayonnait l’envie d’apprendre, un prof de français - brillant esprit, premier de son agrégation de lettres, spécialiste de Nietzsche en France, amoureux de la pensée et des mots - m’a donné des cours particuliers,  fait bosser, et m’a fait lire, encore… L’Iliade, L’Odyssée, Salammbô. 

Il m’a parlé de Proust, expliqué la Bovary , le Cid, et pas mal d’autres. Mes notes étaient… médiocres, enfin je veux dire, à deux trois points près, juste au dessus de zéro. Econome de mes efforts, je crois n’avoir jamais dépassé le 5/20 durant ces trois années; mais à la rentrée suivante, au lycée, en seconde, je suis passé du statut de cancre à celui de meilleur élève en français, à ma grande stupéfaction. Ma première dissertation de l’année a même été lue devant la classe, en guise d’exemple, avec une note de 19/20. J’en hirsute encore, toujours, tellement la surprise et la fierté furent grande

J’ai compris ce jour là, que ce type m’avait rendu service

A la sortie des ailes de Giacomo, j’ai repris contact avec lui, 25 ans plus tard, pour le remercier, et nous entretenons depuis des rapports épistolaires par mail ; toutefois, malgré la promesse de lui faire parvenir mon roman, je n’ai toujours pas osé lui envoyer, la peur du zéro, peut-être

 

-Avant d’être publié, diriez-vous que vous avez vécu un réel parcours du combattant ?

 

Autour de moi, tout le monde s’accordait à dire qu’il était quasi impossible de faire éditer un premier roman – à compte d’éditeur - et on aurait pu faire le tour de mes connaissances, il y en a bien peu qui aurait parié un euro symbolique sur la possibilité que mon manuscrit voit le jour en librairie et moi-même, il m’arrivait les soirs de déprime de partager cette opinion largement répandue. Je n’ai envoyé qu’une dizaine de copies des ailes de Giacomo, à 6 mammouths de l’édition -  vous savez, ceux qui renvoient les enveloppes sans les avoir décachetées, mais qui trouvent que vous avez du talent – et puis à quatre éditeurs indépendants, (on appelle indépendants les 90% d’éditeurs qui se battent sur 15 % du marché avec des moyens modestes, contre les 10 % qui occupent 85 % des rayonnages), vous comprendrez pourquoi j’ai hirsuté lorsque les éditions Pietra Liuzzo ont été les premiers à me répondre favorablement - alors que je ne leur avais fait parvenir qu’un manuscrit inachevé. J’ai eu, par la suite, trois autres propositions mais aucune ne m’apportait la garantie d’un véritable dynamisme autour de mon roman et puis, je suis fidèle par nature, et il n’était pas question pour moi de ne pas travailler avec ceux qui m’avaient fait confiance dès le départJe n’ai pas donc pas eu le sentiment, que pour être publié, il fallait avoir le coté obscure de la force avec soi, où coucher…sur le paillasson de l’éditeur, mais simplement, beaucoup, beaucoup travailler

 

-Quelle est votre méthode de travail ?  Vous préparez un plan, des fiches avec les personnages, savez-vous toujours où vous allez ? Le temps que vous consacrez à écrire ? 

« On peut écrire une nouvelle avec une bouteille de Whisky à la main, mais pour un roman, c’est autre chose ! » disait Scott FitzgeraldEtant d’une nature fêtarde et excessive, j’essaye en période d’écriture de m’imposer une vie plutôt ascétique qui ne peut, de toute façon, pas me faire de mal. Je me lève et je te bouscule, tu ne te réveilles  pasil est 5h, Paris s’éveille ! Et moi aussi. Jamais plus tard en période d’écriture, c'est-à-dire  95 % de mon temps aujourd’hui (pourvu que ça dure). J’écris jusqu’à midi pour Nolhart, et le reste de la journée pour les autres, et puis, je lis beaucoup, non simplement parce que j’aime ça, mais parce que c’est rigoureusement indispensable. J’ai des tas de fiches, de carnets, de notes et un plan détaillé, page par page, un véritable plan de chemin de fer, scotché au mur sous les yeux pour ne pas me perdre ; mais son respect devient assez laborieux lorsque les personnages se mettent à vivre de façon autonome. Ils ne veulent pas forcement venir là où je veux et, mystère de l’écriture, ils trouvent leur place quand même, presque malgré moi. Je me sens un peu comme un créateur de dessins animés qui voit ses héros se mettre en scène seuls dès qu’ils ont le vécu des premières pages. Flaubert pratiquait, parait-il, la technique du gueuloir. Il s’enfermait dans une pièce et gueulait ses textes pour trouver la bonne mélodie. Je suis un peu comme ça, le talent en moins. Un texte est une musique, un opéra de mots, dont le style, la grammaire, la syntaxe, le vocabulaire sont les notes et les partitions. Je les lis à haute voix jusqu’à ce que ça chante à mes oreilles. 

Sans éditeurs nous ne sommes pas grand-chose, alors, je n’oublie jamais ce que m’a dit un jour M.Laffont : «Le métier d’éditeur, c’est de faire des chiffres avec des lettres», et pour ça, le lecteur doit avoir envie de se blottir dans le creux de mon épaule, et comme en amour, il doit s’y sentir bien, ne pas avoir envie de me quitter.

Une page ratée, négligée, et c’est le risque de voir l’amour de ma vie partir vers d’autres lectures avant que le mot fin n’apparaisse ! 

Et puis, comme en toutes choses, maîtriser la technique, c’est maîtriser l’art. Alors, je passe beaucoup de temps à lire les auteurs classiques les plus ardus, pour essayer d’apprendre à livrer mes idées d’une façon précise. Bon sang, si un jour j’arrivais à exprimer précisément sur le papier les histoires telles que je les ais dans la tête, quel beau roman j’écrirai ! 

 

- Comment  vos proches vivent le fait d’avoir un auteur comme parent, ami ? 

 

C’est compliqué, pour qui n’écrit pas, de comprendre qu’on fait un job où l’on peut passer 3h le nez à la fenêtre, et dire « je travaille ! », c’est difficile à accepter de manière factuelle. La création n’est pas, malheureusement, un bouton on-off. Je crois que ce n’est pas simple, non plus, d’admettre qu’il faut me voir plonger dans des profondeurs abyssale de concentration pour écrire, à des niveaux où plus rien, ni personnes d’autres que les protagonistes issus de mon imagination n’existent

Mais, à coté de ça, je crois qu’ils sont assez fiers, puisqu’ils le disent et qu’ils me poussent à continuer, dans les jours sombres où les neurones ne se connectent pas assez bien pour pondre le paragraphe suivant, dans ces moments, affres de la création, où je me regarde en ne voyant que le dernier des derniers, un usurpateur qui plus est prétentieux. Je profite d’ailleurs de ces lignes pour leur exprimer toute ma gratitude à mes proches. Ma famille, je ne sais pas. Elle ne m’a jamais exprimé quoi que ce soit sur ce sujet, j’ignore même s’ils ont lu Les ailes de Giacomo.

Mais, je sais, quand même, qu’elle l’a acheté, sans que ce soit une priorité, ça relativise. De son point de vu, écrivain, ce n’est pas un métier pour moi et je sais qu’elle ne pense pas une seconde que je suis légitime en tant qu’auteur. 

 

-Lorsque vous écrivez, faites-vous relire à des proches au fur et à mesure? Est-ce que leurs réactions, réflexions peuvent vous amener à modifier le cours de votre développement? 

 

Je fais TOUT relire par un petit comité composé de 6 personnes de typologies différentes. 

1/ Toutes les avancées sont suivies par un lecteur, puits d’érudition, dont l’opinion à chaud m’est nécessaire.

C’est aussi une aide précieuse dans mes recherches, pour les références culturelles et littéraires qu’il m’apporte

2/ Moins systématiquement,  mon avancée est suivie par : 

Un lecteur passionné et érudit dévorant plusieurs livres par semaine, toujours prêt à dégoupiller sa carte FNAC au rayon librairie

Un lecteur qui lit peu dont l’opinion est fraîche, spontanée

Un lecteur étranger, passionné par les belles lettres

Mon fils qui aime ou pas, simplement

3/ Une fois achevé

Un lecteur dont la littérature est le métier, c’est l’œil terrible du maître sur l’élève

Et bien sur, mon éditrice, dont j’aime avoir l’opinion, évidement. 

J’écoute leur avis, les critiques, je leur demande surtout de guetter les incohérences, et en fonction de la récurrence du propos, du bien-fondé des arguments, je modifie… ou pas. 

Mais le dernier mot appartient à mon éditeur dont c’est le métier, qui met l’argent pour que mon livre vive.

Et, si le bouquin ne marchait pas, juste parce que je n’ai pas écouté toutes ces critiques, juste pour une question d’orgueil mal placé ? Cela ficherait un coup à mon orgueil, justement - et ce n’est jamais très agréable  

 

-Croyez-vous un jour pouvoir vivre de vos écrits ?

Oui

 

- Que pensez-vous de la publication en ligne ? 

 

Je n’aime pas l’idée qu’un livre ne soit que des pixels sur un écran à imprimer n’importe comment. La littérature demande par essence du temps, à écrire, à lire, et éventuellement doit faire réfléchir et/ou émouvoir. Tout ceci ne peut que se faire posément, et les nouvelles technologies, dont nous ne sommes plus seulement adeptes, mais esclaves, empêchent toutes formes de recul, c’est une course à la consommation où on doit lire le dernier machin sorti, peu importe que ce soit bien, ou pas. La littérature mérite autre chose que la publication d’un livre en ligne, parce que c’est prendre le risque de voir la soie de la haute couture être mélangée aux mouchoirs jetables et qu’il ne reste, par étouffement, loi du nombre oblige, que des bio écrites en langage sms.  Je ne prétends rien me concernant, mais la publication papier, avec un contrat d’édition à compte d’éditeur, doit être et rester le gage pour le lecteur d’un minimum de qualité, de travail, de talent ; et si je ne devais plus être édité, ce sera simplement par manque de travail, ou de talent, ou les deux, mais le lecteur sera respecté. Toutefois, je comprends que financièrement la publication en ligne est bien moins risquée que l’édition papier, et je comprends les intérêts en jeu, particulièrement pour les éditeurs indépendants, mais, à terme, j’ai peur que ce soit la mort du métier d’éditeur, ce qui participera un peu plus à l’appauvrissement intellectuel que l’on observe. Les prochaines générations d’écrivains écriront en langage sms, et en chinois pour être accessible au plus grand nombre, au plus grand porte-monnaie

 

- Que pensez-vous des séances de dédicaces ? 

Ecrire est un exercice solitaire, un art où nous n’avons pas souvent l’occasion d’avoir en vrai, devant nous, les lecteurs ; contrairement à un comédien, un musicien, ou un peintre lors d’un vernissage.

Ce sont de beaux moments. Ces séances sont faites de sourires et d’agréables échanges, et puis, avoir la chance d’en faire est, en soi, un privilège.

J’ai une anecdote amusante sur le sujet :

"Alors que je sortais d’une dédicace au Cultura de Pontoise, n’étant pas véhiculé, j’attendais le train, encore l’esprit à ces échanges avec les lecteurs. Un couple de jeune passe à ma hauteur, la jeune fille, se retourne, me dévisage et me dit : «bah, oh, m’ssieur, keske vou fete là, oh l’autre, tou à leure y signai des orthographes et mantenant y prend le train ???" 

A mon stade, petit écrivain inconnu, une séance de dédicaces est une leçon d’humilité au cas où… 

 

-Quels sont les auteurs que vous admirez ? Votre livre de chevet ?

 

Je crois que j’admire tous les auteurs, par principe. C’est difficile d’établir un classement, ils sont bien trop nombreux, comment faire ?    

Si on parle de livre de chevet, Les lettres à Lucilius de Sénèque ne me quittent pas; et à la recherche…  de Proust, les correspondances de Flaubert, Gatsby le magnifique en édition original de 1935, sont en permanence sur mon bureau, dominant les autres.

Sinon, Gaston Lagaffe, Pif le chien, et l’équipe tous les matins  

 

- Si vous n’aviez pas pu être édité, auriez-vous continué à écrire malgré tout ? 

 

Je ne sais pas, c’est difficile à dire.

J’ai roulé un peu ma bosse et je suis toujours revenu à une profession artistique, et puis, j’ai toujours écrit, peut importe quoi. En même temps, je n’écris pas dans un but thérapeutique, mais pour raconter des histoires, pour inventer des vies, pour être moi aussi musicien, donc pour avoir des lecteurs, je ne vais pas me raconter les histoires à moi-même, je les connais déjà. Ecrire sans publier c’est soit un manque de travail, soit un manque de talent, soit un manque de persévérance. Il faut savoir aussi se remettre en cause, je crois. Ecrire sans  vouloir être édité, c’est, un peu, écrire pour la postérité, et c’est un peu prétentieux. (sourire). En revanche, je n’aurais pas publié à compte d’auteur car je crois qu’il ne faut jamais payer pour travailler, quelque soit ce travail. 

 

-Pouvez-vous nous parler de votre dernier ouvrage ? Votre actualité ? 

« Les ailes de Giacomo » est sorti en Avril 2007. Il vole aujourd’hui par ses propres moyens, j’ai compris qu’un livre n’appartient plus à l’auteur dès qu’il existe sous sa forme définitive, imprimé et relié. Je ne sais plus qui a dit qu’on en mettait toujours trop dans un premier roman, et avec le recul, c’est vrai, j’ai voulu tout faire dans les ailes ; je suis content du résultat, mais je me suis calmé pour le prochain. J’ai plus cherché à affirmer un style (bon ou mauvais, ce n’est pas à moi de juger) et à trouver une bonne histoire, qui me corresponde, qui soit aussi le témoignage de notre époque où, pour exister, il faut plaire aux médias ; le simple logo «Vu à la TV !» fabrique du demi dieu au goût de canada dry à tout va.

Je prends le temps de savourer la fin de son écriture. Il sortira courant premier semestre 2008. Je tiens, d’ailleurs, un journal quotidien, ou quasi, de l’écriture de ce livre sur www.nolhart.com

 

- Avez-vous des retours lecteurs ? 

La participation aux salons, et particulièrement à Draveil, m’a permis de rencontrer de nombreux lecteurs, de discuter avec eux. Et puis, ils peuvent laisser des commentaires sur mon blog, ce qui arrive de temps à autre. Je suppose que PLE a fait un gros chéque à chacun car je n’ai rien entendu de mauvais, il y a eu des critiques normales pour un premier roman, mais rien de bien méchant ou si peu que s’en est un peu louche

 

- Qu’est-ce que cela vous a apporté de voir votre livre exister ? 

 

Rien qui ne m’émeuve pas au plus haut point. Ca fera l’objet d’un livre, j’espère un jour ; mais, avant tout, ça m’apporté de voir les yeux de mon fils briller, lui seul sait.

 

 

 

 

 

 

  

Quatrième de couverture:

Paris aujourd’hui. 

Parce que sa mère a disparu dès sa naissance, et qu’il est le fruit d’un amour négocié, le nouveau-né Léalan d’Antoni est fermement décidé à mourir, tout de suite. Mais ce serait sans compter avec l’archange Gabriel qui ne l’entend pas de cette oreille. Pour le sauver et le guider dans l’existence, il missionne le plus contesté des anges gardiens : Giacomo Casanova. Devenu adulte, Léalan décide de retrouver celle qui l’a mise au monde mais à cause du célèbre cavalier céleste, le jeune d’Antoni va  croiser d’improbables destins. Ses amis de pensionnat deviendront champions de boxe pour l’un et d’échecs pour l’autre ; la femme de sa vie, chanteuse de rock alcoolique et suicidaire, va l’enfermer dans une chambre d’hôtel du Bronx pour lui faire l’amour à la façon toréador à longueur de journée en buvant des litres de cognac. Jusque là, ça irait encore, mais des terroristes islamistes de bazar vont transformer sa vie en cauchemar, sous l’œil d’un Casanova joueur et malicieux qui n’a qu’une idée sous l’auréole : faire de lui un écrivain. 

Mais, où est donc sa mère ? 

par Elisabeth Robert publié dans : Interview des auteurs PLE
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Lundi 21 janvier 2008

Jean-Noël Lewandowski est né le 23 décembre 1947 à Floringhem, dans le Pas-de-Calais.

 

 

Région à laquelle il reste profondément attaché, comme en témoignent notamment trois de ses romans, « La Passée », «L’épicière de Gherminfol» et «Un été à Meadows».  Il vit depuis 1993 dans le Loir-et-Cher où il a occupé jusqu’en 2007 un emploi dans l’administration publique. Là, cet ancien des Beaux-Arts et du Conservatoire national de Musique de Douai, se découvre une autre passion : l’écritureDepuis 1999, il a écrit et publié douze ouvrages, dont un recueil de poèmes et de nouvelles.    

 

- Comment vous êtes-vous mis à l'écriture ? Le vécu, l’imaginaire ?

Je me suis mis à l’écriture avec un grand "É" d’une façon fortuite. Je veux dire que jusqu’à ce que je puisse le faire sérieusement, je n’avais jamais eu suffisamment de temps pour concrétiser cette envie qui me taquinait depuis ma plus tendre enfance, en réalité, depuis mes premières années d’école. J’ai eu la chance d’avoir une mère institutrice et de ce fait, à quatre ans, je savais lire et écrireJ’ai commencé comme beaucoup par des poèmes, puis, en raison de mon éloignement du milieu familial, aux alentours de mes dix-huit ans, j’ai entretenu des correspondances de plus en plus élaborées sur les évènements du monde, en gros de la fin de la guerre d’Algérie à mai 1968. Ces lettres me procuraient beaucoup de plaisir tant par leur écriture par le retour que j’en avais.  Mes premiers textes imaginés sont arrivés beaucoup plus tard, avec la maturité.   

- Qu’est-ce qui vous a poussé à coucher des histoires sur le papier ?

C'est ici qu’entre en jeu l’aspect fortuit que j’évoque plus haut. En 1997, le temps qui m’avait jusqu’alors tellement manqué m’a été accidentellement donné. Trois longues années de repos forcé que j’ai mis à profit pour coucher sur le papier "Le" livre déjà presque écrit dans ma tête.

Il m’a fallu deux ans pour rédiger les neuf cents premières pages de la saga Kreatera, laquelle, dans sa version finale comprend trois volumes sortis chez Ixcéa

- Avant d’être publié, diriez-vous que vous avez vécu un réel parcours du combattant ?

J’ai eu la chance de rencontrer assez tôt dans mes démarches un éditeur, Xavier Tacchella à qui j’ai soumis le manuscrit de Kreatera.

En même temps que je travaillais sur cette saga, et afin de prendre du recul par rapport à l’histoire, j’ai entrepris l’écriture d’un tout petit roman de 80 pages «  La Passée  » que j’ai envoyé à un autre éditeur à compte d’auteur. Ce livre fut suivi de « L’épicière de Gherminfol » et de « Les ans volés » toujours à compte d’auteur, passage presque obligé pour qui veut voir ses écrits matérialisés.

Par la suite, Xavier Tacchella, m’a proposé un contrat d’édition participatif pour Kreatera et trois autres ouvrages. Naturellement, avant de passer à l’acte la première fois, j’avais démarché des dizaines de maisons d’édition plus ou moins sérieuses. 

-Quelle est votre méthode de travail ? Vous préparez un plan, des fiches avec les personnages, savez-vous toujours où vous allez ? Le temps que vous consacrez à écrire ?

Je travaille quand l’inspiration est là. J’ai une idée générale. J’écris un rapide synopsis et rédige quelques fiches que je complète au fur et à mesure que mes personnages se découvrent. Souvent, ce sont eux qui me soufflent ce que je dois faire.

« Je les suis suffisamment de près pour entendre les battements de leur cœur et les murmures de leur âme. » Je revendique au passage la paternité de cette formule même si elle a été reprise par d’autres, ce qui prouve qu’ils l’ont trouvée bonne. L’écriture est devenue mon activité principale depuis que je me suis retiré de la vie professionnelle en 2004. Les salons, les dédicaces, les rencontres entre auteurs sont autant d’activités corollaires qui m’occupent désormais. 

-Comment vos proches vivent le fait d’avoir un auteur comme parent, ami ?

Vivre avec auteur, c’est accepter ses absences, ses réponses lointaines, sa déconnexion d’avec la réalité, ses départs immobiles, comme je le dis dans « Les ans volés ». Lorsque je suis avec mes personnages, sur telle ou telle scène, dans telle ou telle situation, les évènements extérieurs n’ont plus aucune prise sur moi et il me faut du temps pour me connecter à nouveau au quotidien et à ses contraintes. Combien de fois ai-je entendu des personnes de mon entourage dire : «Mais si, je te l’ai dit hier… Tu ne m’écoutais pas, tu étais ailleurs, bien sûr…»

Je e dois pas être seul dans ce cas, je crois... (sourires)

- Lorsque vous écrivez, faites-vous relire à des proches au fur et à mesure? Est-ce que leurs réactions, réflexions peuvent vous amener à modifier le cours de votre développement?

La relecture par des proches n’est pas systématique. Leur avis ou leurs critiques manquent obligatoirement d’objectivité, ce qui est bien normal. C’est la raison pour laquelle je fais relire et parfois corriger par des amis eux-mêmes auteurs, mais seulement quand le bouquin est terminé. Il m’est arrivé de tenir compte de leurs conseils pour donner une orientation différente à telle ou telle scène. Ainsi, j’ai dû réécrire l’épilogue du roman « Le destin de Nora » que l’éditeur Xavier Tacchella trouvait trop dramatique

- Croyez-vous un jour pouvoir vivre de vos écrits ?

Je ne pense pas. Peu d’auteurs, de toute façon, parviennent à vivre de leur plume. Écrire reste donc pour moi un plaisir.

- Que pensez-vous de la publication en ligne ?

C’est dans l’air du temps… Beaucoup y viennent. Cette formule m’a tentée un moment, mais elle ne remplacera jamais le bon livre papier, que l’on possède, que l’on feuillette. Un livre est un objet pas comme les autres… Le livre est un ami qui ne vous quitte pas.

-Que pensez-vous des séances de dédicaces ?

D’une façon générale, le public s’imagine qu’un auteur est un être inaccessible. Il est intimidé par le mot « écrivain » ou « auteur ». Les séances de dédicaces donnent alors à l’auteur l’occasion d’aller à la rencontre du lecteur, et d’engager avec lui un dialogue afin de lui démontrer qu’il est un homme ou une femme comme les autres.

- Trouvez-vous encore le temps de lire?

 

Je ne sais plus qui a dit « Écrire, c’est lire deux fois ». De toute façon, j’évite de lire lorsque je suis plongé dans l’écriture d’un manuscrit. J’ai peur que ma lecture n’influe sur mon travail. J’essaie donc de combler le retard aux périodes de vacances

- Quels sont les auteurs que vous admirez ? Votre livre de chevet ?

En dehors des grands classiques français, dont émerge Zola, j’aime la littérature américaine. John Steinbeck, Pearl Buck, Ernest Hemingway, Isaac Asimov, Stephen King font ployer dangereusement les étagères de ma bibliothèque. Je n’ai pas de livre sur mon chevet pour les raisons évoquées plus haut. En revanche, le livre qui sort le plus souvent des rayonnages n’est pas un roman, mais un ouvrage hors norme et passionnant sur le métier de l’écriture, intitulé « Mémoires d’un métier - Écriture » de cet immense écrivain qu’est Stephen King.

-Côté musique, avez-vous une tendance particulière ?

Parmi les classiques, j’aime les symphonies de Berlioz, de Wagner, de Beethoven et d’Anton Dvorak, mais aussi les opéras italiens, avec une préférence pour la Norma de Vincenzo Bellini. J’apprécie aussi les textes de Ferré, Brel, Cabrel, servis par des mélodies de qualité, et j’aime également la musique noire américaine. 

- Si vous n’aviez pas pu être édité, auriez-vous continué à écrire malgré tout ?

Je ne sais pas. Peut-être me serais-je tourné vers une autre forme d’expression, la musique ou la peinture que j’ai délaissée au profit de l’écriture

- Pouvez-vous nous parler de votre dernier ouvrage ? Votre actualité ?

Mon dernier ouvrage, « Les trésors d’Aiguevives », est à paraître chez Pietra Liuzzo Editions au cours du premier semestre de cette année. Cette fois, je mets en scène une jeune femme un peu perdue qui décide d’aller à la rencontre de son destin. Les apparences sont souvent trompeuses et les gens qu’elle croise réservent parfois bien des surprises. J’ai pris pour cadre la région Centre que j’habite depuis 1993 et que j’aime beaucoup. L’héroïne nous fait voyager de Bourges (18) à Amboise (37) en passant par Montrichard (41)

- Avez-vous des retours de lecteurs ?

Sur mon site d’auteur, http://www.jean-noel-lewandowski.fr, des lecteurs laissent parfois des commentaires sur mes romans. J’ai la chance d’avoir des lecteurs fidèles qui se procurent systématiquement mes romans et qui me disent attendre avec impatience le suivant. « Les trésors d’Aiguevives » sera mon onzième roman paru. Le douzième est en cours d’écriture.

- Question finale : qu’est-ce que cela vous a apporté de voir votre premier livre exister ?

D’abord, une immense joie, comme à l’annonce d’une naissance, puis des craintes au moment de le feuilleter… A-t-on laissé passer une faute, n’y a-t-il pas de malfaçons, de coquilles ? Ces émotions reviennent à chaque parution. Puis un curieux sentiment, celui de voir partir une chose que l’on a aimée, que l’on a créée, sur laquelle on a souffert, parfois. Écrire, c’est un peu comme accoucher, bien que ce mot soit un peu fort. Une fois le livre publié, il ne nous appartient plus, il appartient au lecteur. Ce que l’on souhaite alors, c’est qu’il l’aime et l’adopte. 

Site de l'auteur: http://www.jean-noel-lewandowski.fr    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par Elisabeth Robert publié dans : Interview des auteurs PLE
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