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Dimanche 13 janvier 2008

Née en avril 1981 (dans les Yvelines), Céline Guillaume réside désormais dans un petit village de la Nièvre , aux portes du Morvan. Après 13 années de danse classique intensive au Conservatoire National de Région de Rouen, Vernon, elle se consacre pleinement à l’écriture.  Des problèmes de santé assez importants mettent fin à sa carrière de ballerine.  Alors, sa danse elle l’effectue à présent, avec les mots et sur les terres de l’imaginaire où monde médiéval, (et par la même occasion elle peut exploiter son DUTAE en archéologie du Moyen-Age), magie, surnaturel, paranormal, ésotérisme et mystère sont étroitement mêlés 

 






- Comment t'es tu mise à l'écriture ? Qu’est ce qui t’a poussé à coucher des histoires sur le papier ? Le vécu, l’imaginaire ? 

 

 

 

J’ai souvenance de toujours avoir écrit. Dans mes petites classes, à l’école, j’imaginais déjà des histoires où fées, lutins et autres êtres irréels se côtoyaient.  A cette époque, et jusqu’à mes 17 ans, je pratiquais la danse classique d’une manière intensive, là, mes rêves étaient alimentés par les ballets que je dansais. C’était magique et grisant de virevolter ainsi libre sur scène.  Je griffonnais alors des poèmes (ce que je fais toujours !)

Puis l’arrêt de la danse, nourrie de souffrances et des expériences douloureuses de la vie, j’ai trouvé en l’écriture une alliée, un refuge contre une existence si rude parfois.  Le vécu est ma matière première et l’imaginaire est l’enrobage qui adoucit mes histoires.

-Avant d’être publié, dirais-tu que tu as vécu un réel parcours du combattant ?

Etre éditée fut pour moi un réel parcours et il l’est toujours.

Ce qui a changé ? Les quelques livres déjà édités. Sinon, les tracas de l’édition sont toujours bien présents mêlés de doutes, de craintes, de remises en question, d’attentes

- Quelle est ta méthode de travail ?  Tu prépares un plan, des fiches avec les personnages, sais-tu toujours où tu vas? Le temps que tu consacres à écrire ?

Ma manière d’écrire est presque inconcevable pour certains auteurs. Je n’ai pas de planning défini pour mon travail. Mon envie de rédiger est « fulgurante ». Certains jours, ma main laisse les feuilles vierges de toutes phrases et d’autres, mes idées filent, courent sur le papier, incontrôlables. Mon inspiration est très fertile la nuit lorsque le monde est endormi, que le calme règne en maître, que le temps semble brusquement arrêté. Pour débuter un roman, un déclic se fait dans mon esprit et de suite, la trame du récit, mes personnages apparaissent, il ne reste plus qu’à suivre mon instinct et cette voix intérieure qui me guide.  

-Comment  tes proches vivent le fait d’avoir un auteur comme parent, ami ?

En ce qui me concerne, j’ai davantage de satisfaction avec les étrangers qu’avec ma propre famille. Ce sont eux d’ailleurs qui me soutiennent et m’encouragent à poursuivre mes efforts.

« Nul n’est prophète en son pays ».  Merci d’ailleurs à tous mes lecteurs, sans eux, je baisserai parfois les bras… 

- Lorsque tu écris, fais-tu relire à des proches au fur et à mesure? Est ce que leurs réactions, réflexions peuvent t'amener à modifier le cours de ton développement ?

J’évite, à présent, de faire lire mon travail avant qu’il ne soit achevé. Auparavant, mes parents me donnaient leur avis après chaque chapitre élaboré, opinion trop peu objective ! Etant très perfectionniste, je relis toujours ce que je viens d’écrire afin de rechercher les incohérences, trouver la phrase ou le mot juste, cerner la sensation que le lecteur ressentira.

- Crois-tu un jour pouvoir vivre de tes écrits ?

J’aimerai beaucoup, en effet, vivre de ma plume…Dieu seul le sait

- Tu penses quoi de la publication en ligne?

Je préfère de loin la version papier d’un texte. Toucher, lire, relire un livre est magnifique. C’est un objet personnel, à mes yeux, que l’on peut ouvrir n’importe où, n’importe quand…

-Que penses-tu des séances de dédicaces ?

Les séances de dédicaces sont un moment de prédilection. Elles permettent l’échange avec le public, la discussion, la critique constructive, la réflexion sont très enrichissantes pour l’auteur et le lecteur. Pour moi, il est impensable de ne pas aller à la rencontre des yeux qui me lisent. C’est une forme d’interaction et un auteur se doit d’être simple, toujours abordable et généreux .Donner aux autres est la plus belle des satisfactions.

-Trouves-tu encore le temps de lire?

Bien entendu ! Que serait un écrivain sans lecture ? Lire représente l’évasion, la quête de nouvelles terres fertiles, la pause avec la réalité et son quotidien routinier.

-Quels sont les auteurs que tu admires ? Ton livre de chevet ?

Je n’idolâtre aucuns auteurs précis et ma palette de goûts est très vaste. J’aime les auteurs qui savent m’émouvoir, m’attendrir comme un artiste. Beaucoup d’auteurs méconnus, jeunes ou plus âgés, méritent beaucoup d’attentions car leurs écrits sont remarquables.

- Côté musique, as-tu une tendance particulière ?

En tant qu’ex-danseuse, férue de tous les arts, il est évident que j’adore la musique. J’apprécie énormément les auteurs/compositeurs/interprètes qui assument leurs textes et leurs mélodies. J’affectionne aussi les chants grégoriensIl est vrai que si j’avais un nom à donner, je dirai que le groupe INDOCHINE retient mon attention et ce depuis ma tendre enfance

- Si tu n'avais pas pu être édité, aurais-tu continué à écrire malgré tout ?

Je ne me pose pas cette question. Je savoure la vie au jour le jour. Aujourd’hui, j’écris et je remercie le Ciel. Il devait en être ainsi

- Peux-tu nous parler de ton dernier ouvrage ? Ton actualité ? 

Mon dernier ouvrage est un roman de littérature fantastique : « la litanie des anges », préfacé par mon parrain d’écriture, Jean MARKALE. Il est encore en attente d’un éditeur. Mais parler d’un roman avant sa complète parution m’effraie quelque peu, par pure superstition. J’ai presque achevé le 1er Tome d’une saga fantastique/médiévale où magie, intrigues et mystères seront étroitement liés. 

- As-tu des retours de lecteurs ?

Des lecteurs m’écrivent …J’en suis ravie. C’est toujours touchant de recevoir les bonnes (ou mauvaises) impressions de ces derniers. Ils me motivent énormément …C’est ainsi que je peux me dépasser et peux m’améliorer à chaque fois.  

- Question finale : qu’est-ce que cela t'a apporté de voir ton livre exister ?

Mes livres sont mes enfants. J’ai l’impression de les avoir enfanté, avec leur lot de souffrances et de joiesC’est ma progéniture, celle que je lèguerai à mes proches en espérant leur fierté la plus sincère.

 http://pagesperso-orange.fr/sorceline/

 

par Elisabeth Robert publié dans : Interview des auteurs PLE
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Jeudi 10 janvier 2008

Date de parution  : 03 janvier 2008

Collection Textes & Arts

Prix : 15 euros

Angela Della Torre est artiste-peintre dotée également d’une belle plume. Plusieurs de ses tableaux ont été exposés dans diverses galeries d’arts.

Huit de ses dessins lui ont inspiré chacun un récit, ou peut-être le contraire ?...

Ingrédients mêlés aux couleurs de sa palette de peintre, Angela vous entraîne sur une route semée de suspens, de fiction, de mystère, de mysticisme et d’amour…

1 - Adieu, Poussin… reflète une trahison amoureuse sur fond d’intrigue.
2 - Etrange lieu entre rêve et réalité que découvre Elen, lors d’une promenade sur La Corniche.
3 - Méfiez-vous d’Un Jeune Homme Sans Histoires.
4 - Coca-Pina : sous le soleil des Tropiques, une jeune femme est témoin d’un meurtre.
5 - Paradis, enfer ou Ailleurs ?
6 - Adriana : Amour, suspens et jalousie...
7 - Lettre d’Afrique : une amie, une sœur… dans le cœur.
8 - Ni noir, ni blanc : Réflexion sur un monde avec ou sans couleur. Quelle est la vôtre ?

Extrait de l'ouvrage :

Deux gardiens vinrent chercher le prisonnier. Un aumônier les suivait. L’homme contempla sa cellule comme pour graver à jamais quelques détails de ce lieu où il avait passé une partie de sa jeunesse. Sur le pan de mur, face à son lit, la photo d’une femme, sa mère. Sur son chevet, un magazine avec un tigre en couverture…
Les quatre hommes remontèrent le couloir. Il y avait d’autres cellules. Trois autres prisonniers.
« Adieu ! » lui dit le premier en lui tendant la main. « Envoie-nous des cartes postales ! » ricana le second. Le troisième était assis sur sa couchette. Il regardait les hommes dans le couloir. Il ne disait rien. Il se mit à jouer avec des dés…
L’aumônier resta, quelques instants, seul avec le prisonnier.
— Mon fils, je ne sais pas si tu crois en Dieu ou pas, mais, si tu veux me parler, tu peux me dire tout ce que tu veux. Dieu t’écoute à travers moi…
— Mon père… ça fait longtemps que je ne crois plus à toutes ces histoires… mais vous, vous êtes un homme bon… Peut-être, si j’avais croisé votre chemin avant, je ne serai pas devenu ce monstre ?
— Peut-être as-tu déjà croisé mon chemin, mais tu étais trop aveuglé par la haine pour me voir ?
— C’est peut-être ça ?… Mais c’est fait, je ne peux plus changer mon histoire… Dites à ma mère que je l’aime, que je l’aimerai toujours, même en Enfer… Adieu, mon père…
L’homme d’église fit le signe convenu derrière la vitre. Les deux gardiens vinrent chercher le prisonnier. Un groupe d’hommes et de femmes était assis face à la chaise électrique. Il en reconnaissait certains. Les pères ou les frères de ses victimes. Pourquoi avait-il tué ces enfants ? Quelle pulsion incontrôlable l’anéantissait, chaque fois ? Tous ces beaux enfants, ces petits garçons, ces petites filles. Ils étaient trop beaux, trop heureux. Il les haïssait. Il pensait aussi que la Vie était un Enfer. Les anges n’avaient pas leur place en Enfer. Il leur offrait des bonbons ou des barbe-à-papa. Il y avait un puissant sédatif. Ils ne sentaient rien. Il laissait leur corps dans les buissons des jardins publics. Il leur mettait des ailes de papier, des fleurs blanches dans leurs mains jointes. Puis, il reprenait sa vie comme si rien ne s’était passé, jusqu’au prochain.
La chaise électrique. Tout le monde connaît. Tout le monde sait comment ça se passe. Mais, comme elles sont longues ces secondes ! Ce contact avec le métal froid… Il avait hâte que tout se termine. Toute cette haine au fond de lui, toute cette souffrance… Un bruit sec, le levier qu’on abaisse. Plus rien.
Les hommes et les femmes étaient silencieux. Certains avaient reçu des dessins. De très beaux dessins. Leur enfant mort. Un ange souriant, tendant une rose blanche ou un lis. Le psychiatre qui étudiait son cas, leur avait expliqué que c’était sa manière de leur demander pardon.
Les hommes du pénitencier le craignaient, tous, prisonniers et gardiens. Pendant plus de quinze ans, il n’avait jamais ouvert la bouche. Il n’avait jamais parlé à quelqu’un. Son regard lançait tant de haine…

Il ouvrit les yeux. Son corps était douloureux. Ses membres étaient engourdis. Il ne pouvait bouger que ses doigts. Il était couché sur un tas de paille. Son regard vacillait. Tout était trouble. Il crut entendre un oiseau chanter. Autour de lui, tout était blanc… Il ne dormait pas, non, mais il ne pouvait pas se réveiller complètement… ça devait être ça, les Limbes… Tout d’un coup, il entendit une voix. Il la connaissait… C’était qui ?
Un doux visage de vieil homme, encapuchonné. Une robe de laine beige, une ceinture de corde, des sandales de cuir.
— Suis-je mort ?

 Tous droits réservés Angela Della Torre - Textes et dessins.

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Chez l'éditeur http://pietraliuzzo.fr

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par Pietra Liuzzo publié dans : Collection Textes & Arts
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Mercredi 19 décembre 2007

Date de parution : 30 décembre 2007

Prix : 15 euros

 

C'est avec respect et émotion que l'auteur s'est appliquée au fil des années à recueillir auprès des membres de sa famille encore vivants, anecdotes et souvenirs, parfois attendrissants, parfois difficiles et même terribles lorsque les secrets de famille sont entachés d'opprobre et de mystère.

Avoir 5 ans pendant la seconde guerre mondiale, en Sicile, pour une petite fille sans maman, ce n'est déjà pas facile.

L'histoire se corse lorsque le père, juste avant le débarquement des alliés sur les côtes siciliennes, décide de "vendre" la petite Lucia à un jeune couple sur la foire aux bestiaux de Catane.

Lucia, n'est pas seule. Sa petite tribu (1 frère et 6 soeurs) espère son retour, tout en subissant les aléas d'une guerre qui s'accentue à partir du 10 juillet lorsque les nouveaux envahisseurs (américains, anglais, canadiens) chassent les premiers (allemands) vers le nord. Et il y a Chiara aussi, la "mamina", fillette de 12 ans qui a pris la place de la mère et dont le rêve est de... mais chut ! Secret ! Secret de famille !

Alors "Un été sicilien" ou enfances en guerre, c'est la vision et le ressenti d'une dizaine de petites graines siciliennes, enfants malmenés par la vie, mais jamais pathétiques, jamais désespérés, toujours prêts à découvrir le meilleur derrière l'ignoble, à découvrir le bonheur derrière les horreurs de la  guerre. Faites attention aux rêves des petites filles siciliennes, un jour ils se réalisent ! Et leurs vengeances aussi ! N'est-ce pas Chiara ?

 

Site de l'auteur

Extrait :

Si avissi pignateddu, ogghiu e sali,

facissi pani cuttu, si avissi pani !

Si j'avais une marmite, de l'ail et du sel,

Je ferais du pain cuit, si j'avais du pain

Le 3 novembre 1942, les Allemands subissent leur première défaite terrestre face aux Britanniques à El-Alamein en Libye. Cinq jours plus tard, les Américains débarquent en Afrique du Nord. En mai 1943, ils atteignent Tunis et les forces de l'Axe sont chassées d'Afrique.

Le 13 mai 1943, la campagne de Tunisie est terminée : les alliés sont maîtres de l'Afrique du Nord et peuvent donc entreprendre de nouvelles opérations : l'objectif que les alliés ont à présent dans le collimateur est la Sicile.

Le 28 mai 1943 en Sicile, un chasseur P-40 et un B-26 Marauder américain frappent quatre aérodromes et subissent un feu nourri des défenses anti-aériennes.

Aux premières lueurs de l'aube, le chant des oiseaux réveille la jeune Chiara comme tous les matins. La chambre de ses petits frères et soeurs, la seule pièce de l'étage, ancienne grange de l'antique bâtisse en pierres et en bois, donne sur la campagne. La maison de Don Vittorio, est la dernière du village. De la terrasse, la vue offre le spectacle désolant de terres agraires abandonnées. Quelques vergers verdissent encore le paysage sec, mais l'activité agricole est en suspens depuis le début de la guerre. Les services de l'armée italienne ont enrôlé tout ce qu'ils ont pu trouver d'hommes valides. Ne restent plus que les enfants, les vieillards et quelques privilégiés aux obscures raisons politiques ou personnelles, comme Don Vittorio. Les mines de soufre de la province voisine sont désormais fermées. Les récoltes des grandes fermes sont réquisitionnées par le gouvernement. Les femmes font ce qu'elles peuvent pour subvenir aux besoins de leurs familles. Un petit potager, entretenu avec peine, non loin de leur maison de village, leur donne de quoi les nourrir elles et leur famille, jusqu'à l'orée de l'hiver pour les produits frais, et au-delà pour les légumes secs comme les haricots, les fèves ou les pois. Les pommes de terre aussi sont appréciées. Quelques volailles et lapins permettent aux plus chanceuses de ces familles de pratiquer le troc avec les citadins de passage. Les rapines des grands frères agrémentent de temps à autre l'ordinaire. La solidarité et la débrouille font le reste. Chanceux sont ceux qui connaissent un pêcheur dans la parenté. Les poissons remplacent avantageusement la viande devenue un luxe sur toute l'île.

Les bombardements sont plutôt rares et ne touchent pas encore les populations des campagnes. La vie se poursuit tant bien que mal. Cependant, il faut encore subir les aléas de la guerre. Les soldats italiens alliés aux unités allemandes ont pris position pour surveiller les côtes d'une part et l'intérieur de l'île d'autre part, en investissant collines et bois. En effet, l'île est défendue par la Sixième Armée italienne qui compte plus de 200 000 hommes au moral plutôt bas, troupes à l'état catastrophique, appuyées par une seule unité de Panzer constituées de jeunes recrues allemandes. Des unités de surveillance qu'il vaut mieux éviter de rencontrer ou de voir débarquer chez soi. Leurs passages dans les fermes sont immanquablement suivis de larmes et de grincements de dents, car forts de leur statut de combattants, les soldats italiens prélèvent leur butin de guerre sur les réserves de nourriture et surtout dans les poulaillers ou les clapiers.

Lorsqu'elle va à la corvée de l'eau, Chiara entend souvent les commères raconter les derniers faits divers. Les soldats réquisitionnent les maisons et les granges, ils volent et violent tout ce qui tombe sous leur main. Et les admonestations indignées mais tardives, et les plaintes pieuses adressées au ciel apportent alors au village une couleur dramatique digne des plus grands mélodrames. Les vieilles se signent, les femmes portent leurs mains à leurs visages comme si elles voulaient se cacher d'hypothétiques violeurs, les petites filles hésitent entre rires et larmes ne comprenant pas vraiment la portée des évènements relatés. Puis le calme revient lorsque le curé, tout en objurgations, leur commande une conduite digne et respectable devant Dieu et les hommes. Chacune repart alors avec la charge d'eau, qui sur la tête, qui sur l'épaule, ou au bout du bras, ruminant dans le cœur idée de fuite pour la plus timorée et idée de vengeance pour la plus intrépide, comme Chiara. « Que ne suis-je un garçon ? Ils verraient, ces porcs, de quel bois je me chauffe ! » Car le malheur tombe sur la pauvre fille violentée. Désormais souillée, elle ne connaîtra plus le respect ni de sa famille, ni des hommes. Plus personne ne la voudra. Vieille fille elle restera, à moins qu'elle ne quitte le pays et trouve asile en un lieu plus ouvert et plus tolérant. Chiara se souvient de la douce et belle Assunta. C'était avant la guerre, mais les mœurs et les évènements n'étaient guère différents en temps de paix. Ce qui fait penser à la petite Chiara qu'il n'y a pas de paix chez les miséreux. Jamais. Des actes de barbarie, il y en a en tous temps, de guerre ou de paix. Assunta du haut de ses quatorze ans, pure beauté brune aux lignes fines, était l'image même de la candeur et de l'innocence. Son seul péché fut de se trouver sur le chemin d'une de ces bandes de maraudeurs que la mafia envoyait pour prélever le tribut aux fermiers. Fromages, volailles, jambons, légumes… cependant d'autres appétits furent assouvis ce jour-là. Pour le grand malheur de la jeune fille. De dépression en névrose, elle finit par se pendre chez elle, dans la maison où personne ne lui adressait plus la parole. De petite fille, elle devint en un seul jour, fille perdue. Sacrifiée sur l'autel du sacro-saint honneur de la famille.

© Liza Lo Bartolo Bardin - Tous droits réservés

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par Pietra Liuzzo publié dans : Romans Collection Sicile
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Jeudi 6 décembre 2007

Le livre de Bruno Bonvalet, Ronamel, juste pour leur dire au revoir... a participé au Prix du livre Jeunesse au salon d'Aumale.

L'auteur était présent le 6 octobre 2007 pour dédicacer ses livres à ses fidèles jeunes lecteurs.

 

Propos recueillis de l'auteur :

A Aumale, j'ai rencontré des collégiens adorables pour leur parler du roman "Les Sept vies de William" que certains avaient déjà lu. Ce fut un plaisir que d'échanger avec eux. Il y avait dans leurs yeux une admiration qui m'impressionna. Je ne suis pas prêt d'oublier ce moment-là.  Ce fut aussi l'occasion de lancer mon nouveau roman jeunesse "Ronamel, juste pour leur dire au revoir..." dont la forme roman + dossier pédagogique en a séduit plus d'un.  Merci à tous, aux organisateurs qui m'ont fait confiance, mais aussi aux adolescents qui m'ont écouté. Qui a dit qu'ils ne lisaient plus ?!!! Vivement l'année prochaine !

Toutes les oeuvres de Bruno Bonvalet à découvrir sur son site : http://pagesperso-orange.fr/bruno.bonvalet/

par Pietra Liuzzo publié dans : Les salons littéraires
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Jeudi 6 décembre 2007

Bruno Bonvalet à Amiens, en dédicace pour son livre Ronamel, juste pour leur dire au revoir... Cela se passait les 13 et 14 octobre 2007 au Premier salon du livre de Jeunesse.

Propos recueillis de l'auteur :

Un premier salon qui ne laissera que de bons souvenirs. Une ambiance sereine pour satisfaire petits et grands. Ronamel, juste pour leur dire au revoir... a trouvé d'autres lecteurs alors que Les Sept vies de William continue sa route tranquillement. Merci à tous ceux qui me font confiance, à Romy Lever notamment pour son invitation. Ce fut aussi l'occasion de souhaiter un bon anniversaire à un auteur jeunesse de renom : Jacques Delval. A l'année prochaine, donc, pour à nouveau partager notre passion pour la littérature jeunesse.

 

Pour découvrir ses autres livres, visitez son site : http://pagesperso-orange.fr/bruno.bonvalet/

par Pietra Liuzzo publié dans : Les salons littéraires
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